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Les mots de la photographie des années 1930 aux années 1950 .
Marie Gautier, Docteur en histoire de l’art contemporain, Université Paris-I.
Emile Savitry. Un photographe de Montparnasse. Du 27 novembre 2011 au 26 février 2012 Emile Savitry (1903-1967), peintre puis photographe méconnu des « heures chaudes » de Montparnasse, a côtoyé tout ce que le Paris des années 1930 à 1950 abritait d’artistes et d’intellectuels du monde entier.
Killoffer. Charbons.
Du 27 novembre 2011 au 26 février 2012.
Killoffer connaît une réputation bien établie dans l’univers de la bande dessinée. Issu de l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré, il est l’un des membres fondateurs de l’Association, maison d’édition culte dont la volonté est de dépasser le style fanzine, pour composer des œuvres littéraires à part entière. Dans cet esprit, la démarche de Killoffer délaisse les concepts classiques de la bande dessinée, comme ceux de série, de personnage, de récit d’aventure, pour élaborer un mode d’expression profondément personnel.
Les ombres - Collections 2011
05.02.2011 - 26.02.2012
Le nouvel accrochage des collections du musée, placé sous les auspices des Ombres, a sûrement de quoi inquiéter. Son titre, surgi en droite ligne des enfers de Dante et de Rodin, donne un ton funeste à cette composition en mode mineur. Il est en effet question ici d’absences et d’errances, de disparitions et de liquidations. L’humanité y est forcément malmenée, soumise à d’étranges métamorphoses. Cela ne vire toutefois pas systématiquement au tragique tant il est vrai que la charge portée, aussi féroce soit-elle, fait parfois sourire. Et puis ces « ombres tutélaires » ne sont que des fantômes, évanescents et discrets, qui planent sur les collections sans jamais s’imposer. Elles ne sont qu’une invitation à dérouler un possible fil d’Ariane d’une œuvre à l’autre, que le visiteur reste libre d’emprunter. Mille et un regards différents peuvent se porter sur une même oeuvre. Celui que nous souhaitons vous faire partager cette année veut aller au-delà des apparences et sonder l’épaisseur du mystère dans une relecture aux accents surréalistes qui préfère l’ombre à la lumière.